mardi 8 novembre 2016

L'homme de la montagne



Titre : L'homme de la montagne
Auteur : Joyce Maynard
Éditions : France Loisirs
Nombres de pages : 379

Été 1979, Californie du Nord. Rachel, treize ans, et sa sœur Patty, onze ans, se préparent à passer leurs vacances à vagabonder dans la montagne comme d’habitude. Échappant à la surveillance d’une mère aimante mais neurasthénique depuis son divorce, et d’un père amoureux de toutes les femmes, le flamboyant inspecteur de police Torricelli, elles se cachent dans les arrière-cours pour regarder la télé par la fenêtre des voisins, inventent blagues et jeux à n’en plus finir, rêvant de l’inattendu qui pimenterait leur existence.

Et l’inattendu arrive. Cauchemardesque, une succession de meurtres de jeunes femmes, tuées dans la montagne selon un même mode opératoire : la chasse à l’Étrangleur du crépuscule commence, menée par l’inspecteur Torricelli.

Mon avis :
Voilà un roman dont je suis bien contente de ne pas m'être fiée aux avis assez négatifs pour la plupart.
J'ai beaucoup aimé ma lecture, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de ce genre, roman sur les liens familiaux, dans ce cas, lien entre soeurs, ainsi que père et filles.
L'ambiance de ce roman m'a beaucoup plu, dans la limite du huis clos, cette ville, cet univers entouré de montagnes. Et puis l'histoire en elle-même était plaisante, j'étais intriguée, j'avais très envie de savoir qui était ce fameux étrangleur du crépuscule.
J'avouerai qu'il y a eu un moment où je me suis dit qu'on tournait en rond, les meurtres étaient présents mais toujours pas de révélations ou d'indices mais ça n'a durait que quelques pages, le temps que de l'action se présente.
La fin m'a paru parfaite sans être étonnante non plus, mais je ne la voyais pas autrement.
En bref un bon roman du genre, qui nous permet d'entrer dans les pensées et la vie d'une fille de 13 ans et toute la complexité que cela entraîne.

4/5

mardi 1 novembre 2016

Secrets et préjugés



Titre : Secrets et préjugés
Auteur : Anne Barton
Éditions : France Loisirs
Nombres de pages : 379

Londres, 1815 Couturière dans une boutique de mode de Bond Street, Annabelle accomplit son rêve. Là, au milieu des taffetas, des satins, des soies et des dentelles, elle crée des robes uniques pour les élégantes de la haute société. Mais le rêve s’arrête hélas chaque soir quand elle quitte son travail… Trop pauvre pour payer les soins dont sa mère malade a besoin, Annabelle a en effet cruellement besoin d’argent. A tel point qu’elle n’a pas trouvé d’autre solution (au prix d’un petit arrangement avec la morale) que de faire chanter de riches Londoniens, en utilisant les secrets inavouables et les potins sulfureux échangés à mi-voix par les clientes, dans l’intimité du salon d’essayage. De toute façon, pour sauver sa mère, Annabelle extorquerait des fonds à l’archevêque lui-même ! Jusqu’au jour où le séduisant duc de Huntford la démasque. Terrifiée, Annabelle l’écoute alors exiger d’elle qu’elle mette ses talents de couturière à son service, en confectionnant une garde-robe complète pour ses deux jeunes sœurs. Elle restera sa captive, chez lui, tant qu’elle n’aura pas terminé. A ce prix seulement, il acceptera de ne pas la dénoncer.

Mon avis :
Voici un roman que j'ai lu sur un long terme, c'est à dire, une semaine. Non pas que je n'ai pas apprécié, au contraire, je voulais un peu savourer cet univers et puis par manque de temps.
Ceci dit, la fin m'a assez énervée, trop cucul, trop facile même si on sait très bien comment cela va finir dès le début mais là c'était réglé en 2 secondes, pas crédible du tout surtout, digne d'une fin d'un dessin animé Barbie. Mais bon on joue un peu le jeu, car c'est le principe d'une romance historique.
Niveau personnages, je ne me suis attachée à aucun en particulier, surtout pas Annabelle, ils avaient tous un petit quelque chose qui m’agaçait, qui n'était pas crédible sans être exécrable pour autant.
L'histoire en elle-même était pas mal, assez original, mais ce n'était pas non plus à en rester bouche bée de suspens ou je ne sais quoi, bien un environnement très plaisant, très girly.
On pourrait croire que je n'ai finalement pas aimé ce roman, mais l'écriture, la fluidité a surement eu raison de moi, car j'ai quand même apprécié ma lecture, elle m'a divertit et c'est tout ce que je demandais.
En bref, une petite romance historique bien sympathique, mais qui ne me marquera pas.

3/5

vendredi 21 octobre 2016

La dernière conquête du Major Pettigrew



Titre : La dernière conquêtes du Major Pettigrew
Auteur : Helen Simonson
Éditions : Nil
Nombres de pages : 492


À Edgecombe Saint Mary, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger. Désormais veuf, ce parfait gentleman retraité du Royal Sussex a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling et quelques amis du club de golf — tous occupés à fuir leurs dames patronnesses. Et ce n'est guère son fils, dévoré par l'ambition et les jeux du pouvoir de la City, qui saurait être le complice de ses vieux jours.
Quand l'amour se présente soudain à lui sous les traits de la douce Madame Ali — l'épicière d'origine pakistanaise et de confession musulmane —, la communauté villageoise s'émeut, l'équilibre familial vacille. Le major, si respectueux des traditions, saura-t-il mener sa dernière conquête, contre les convenances, la vox populi et ... lui-même ?
Hélène Simonson nous plonge avec délice dans un univers so british de campagne anglaise, de folklore et d'imaginaire colonial, et le confronte aux questions de notre temps. Sous sa plume alerte, on se laisse envoûter par la romance et les charmes éternels au royaume de Sa Gracieuse Majesté.

Mon avis :
Déception.. Enfin pas totalement car je ne m'attendais à rien de spécial avec ce roman, ça ne l'a juste pas fait pour moi. Peut-être pas le bon moment pour le lire.
Pourtant j'appréciais l'ambiance, le style bien qu'il faut quand même bien concentré pour profiter du livre. J'ai poussé jusqu'à plus de la moitié et j'ai finis par abandonnée.. Trop de description, une histoire qui n'avançait pas à mon goût, bref je n'ai pas été assez patiente avec ce roman.
Dommage, ceci dit, je m'étais quand même attachée au Major Pettigrew et Madame Ali donc d'ici quelques années avec plus de maturité je reprendrais ma lecture !




lundi 17 octobre 2016

La sorcière aux yeux bleus



Titre : La sorcière aux yeux bleus
Auteur : Barbara Cartland
Éditions : J'ai lu
Nombres de pages : 184


Fuyant ses faciles conquêtes et la frivolité de Londres, le marquis Oswin d'Aldridge touche au but de son voyage : son paisible manoir - Ridge Castle.
Soudain, sur la place d'un village, surgit une femme blessée, que des paysans menacent de mort : « une sorcière ! » A grand peine le marquis sauve l'inconnue... A Ridge Castle revient à la vie une exquise adolescente, au regard couleur de gentiane. Mais frappée d'amnésie, sans identité, et qui n'a qu'une seule pensée : quelqu'un a voulu, veut encore sa perte ! Oswin jure de découvrir la vérité, de démasquer le coupable. N'est-ce pas là son devoir de gentilhomme ? Et si, sans le savoir, il n'obéissait qu'à son coeur - ému pour la première fois ? La nuit, des ombres rôdent autour du manoir...

Mon avis :
Un bon petit Barbara Cartland, ça faisait un petit moment que je n'en avais pas lu.
J'ai retrouvé avec plaisir les histoires de l'auteur. L'époque, le style, bref le changement d'air qui fait plaisir.
Le petit plus qui m'a fait encore plus accroché à l'histoire est le côté mystèrieux, le "suspens" sur ce qui s'est passé et qui est cette "sorcière". Donc on tourne les pages encore et encore pour connaître la vérité.
Cependant, bon oui c'est la signature de l'auteur, mais le dénouement est très tiré par les cheveux, trop parfait, mais ce n'est pas étonnant de la part de Barbara Cartland et cela reste son style, le pourquoi nous lisons ses romans.
En somme, un bon Cartland, avec un petit plus !


4.5/5

lundi 10 octobre 2016

L'île aux tempêtes



Titre : L'île aux tempêtes
Auteur : Bronwyn Williams
Éditions : Harlequin
Nombres de pages : 340

En 1899... En réponse à une annonce passée dans un journal, trois candidates au mariage accostent sur une île habitée exclusivement par des hommes... Propriétaire d'une île au large de la Caroline du Nord, Grey St. Bride décide de rompre la solitude des pêcheurs en publiant une petite annonce dans la gazette locale. L'effet est immédiat : peu après débarque la première candidate au mariage, Adora Sutton, mystérieuse jeune personne à la sensualité troublante. La jugeant d'emblée peu adaptée à la rudesse de la vie insulaire, Grey la congédie cavalièrement - en vain. La demoiselle intrigue pour épouser un vieux marin et s'installe sur l'île, bientôt rejointe par deux autres femmes...

Mon avis :
L'époque, l'île et les tempêtes ont eu raison de moi et m'ont donné envie de lire ce roman, bien qu'il soit un harlequin, et qu'il avait l'air assez niais.
Et bien finalement j'ai passé de très bons moments avec ce roman !
J'ai beaucoup aimé le côté historique, l'environnement de l'histoire. De plus j'ai été agréablement surpris par le côté romance. Je n'ai pas trouvé ça niais, enfin peut-être la fin mais il faut bien pour que ça se finisse bien.
Le petit bémol qui m'a un peu énervée ce sont les ennuis que l’héroïne a pu avoir, au bout d'un moment j'avais envie de leur dire de réfléchir avant de se lancer dans quoique se soit, au lieu d'agir comme des idiotes mais c'est vite oublié, surtout que je ne me suis pas ennuyée.
En bref, une bonne romance historique qui m'a fait passé de bons moments !


4/5

jeudi 6 octobre 2016

Nous avons toujours vécu au château



Titre : Nous avons toujours vécu au château
Auteur : Shirley Jackson
Éditions : Rivages noir
Nombres de pages : 235

« Je m'appelle Mary Katherine Blackwood. J'ai dix-huit ans, et je vis avec ma sœur, Constance. J'ai souvent pensé qu'avec un peu de chance, j'aurais pu naître loup-garou, car à ma main droite comme à la gauche, l'index est aussi long que le majeur, mais j'ai dû me contenter de ce que j'avais. Je n'aime pas me laver, je n'aime pas les chiens, et je n'aime pas le bruit. J'aime bien ma sœur Constance, et Richard Plantagenêt, et l'amanite phalloïde, le champignon qu'on appelle le calice de la mort. Tous les autres membres de ma famille sont décédés. »

Mon avis :
Petit roman noir, tout en ayant une ambiance de conte.
Ce mélange m'a beaucoup plu. Deux soeurs et leur oncle ne sortent plus de chez eux, par peur des autres suite à un évènement, seule la petite dernière se force à sortir deux jours par semaine mais ces sorties restent un calvaire. Car la peur des autres, les faits et paroles des gens du village la paralyse car tout le monde les détestent, surtout la grande soeur. Un quasi huis clos qui m'a beaucoup plus.
Je me suis assez reconnue dans cette peur des autres, alors ce livre m'a d'autant plus parlé. On se sent aussi angoissée que les filles mais aussi envoutée par leur vie, leur façon d'être. J'ai eu du mal à distinguer une époque tellement ces personnes semblent être hors du temps.
Dur de trouver des mots pour ce roman assez particulier.
Je résumerais comme je l'ai commencé, histoire obsédante, noire tout en ayant un quelque chose du conte, de l'enchantement, une combinaison qui a marché sur moi.
(Petit plus pour la couverture !)

4/5

mardi 4 octobre 2016

Voyage à Pitchipoï



Titre : Voyage à Pitchipoï
Auteur : Jean-Claude Moscovici
Éditions : L'école des loisirs
Nombres de pages : 131

Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre.
En 1942, l'auteurde ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée par des gendarmes allemands et français, et déportée.
Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fase appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de réression antisémite : "L'acceuil d'enfants juifs dans les familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas." Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade, par malnutrition.
Sortis miraculeusement du camp, ils retrouvèrent quelques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide.
Après des mois de vie clandestine, à la Liberation, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée.
Ils ne devaient jamais revoir leur père.

Mon avis :
Je viens tout juste de terminer ce roman. Témoignage que j'ai lu très très rapidement, peut-être trop rapidement, j'en sors toute mitigée, peut-être que troublée est le mot qui conviendrait le mieux.
Je n'imagine pas la peur que ces enfants ont du éprouvés, le traumatisme. Des enfants qui ont appris quelques années plus tard qu'ils ont échappés par miracle à la mort, malgré l'horreur qu'ils ont pu connaître au camp de Drancy. Si jeune et déjà devoir portés un lourd passé familial, être amputé d'un grand nombre de leur famille..
Je me sens encore un peu choquée par cette lecture, pourtant je connais l'histoire des enfants juifs pendant la guerre, les conditions etc.. Mais je crois que ce court roman m'aura plus marquée que certains grâce au lien entre le frère et la petite soeur, et cette photo sur la couverture, surtout le visage de la petite fille, on lit chez elle un malêtre qui me fait mal au coeur et l'amour qu'on peut lire sur le visage de son grand-frère m'émeut beaucoup..
Au final, un témoignage marquant, bien qu'heureusement les deux enfants aient survécus.

(Pas de note pour des témoignages.)